graffiti_pompeiani

correspondance entre des élèves d'Egletons et des élèves de Frigento et de Pietradefusi.

24 mars 2006

Graffiti

Dans notre classe nous avons examiné des graffiti. Le prof de latin nous a expliqué qu’ils étaient déjà employés par les latins. En effet l’ habitude d’écrire sur les murs remonte à l’antiquité : dans le monde latin, comme aujourd’hui, il y avait l’habitude de laisser des traces sur les murs.

Pourquoi on écrit aujourd’hui ?

Pourquoi on écrivait autrefois ?

Maintenant nous écrivons sur les murs pour communiquer et pour transmettre nos pensées et quelque fois nous montrer et pour dire que nous sommes là.

Dans notre école nos copains ont écrit : SCHOOL NEEDS US, WE NEED SCHOOL ! On a voulu mettre en évidence l’importance de l’école pour les jeunes. Autrefois on écrivait surtout pendant la période électorale. Les anciens latins faisaient des graffiti électoraux qui représentaient les candidats avec des inscriptions souvent ironiques. Ils étaient dessinés sur les façades des magasins ou des maisons avec l’autorisation du propriétaire. Beaucoup de graffiti faisaient de la publicité aux édiles ; ils étaient au printemps mais entraient en charge le 1 juillet. Ils avaient des rôles pratiques : police urbaine, entretien des édifices.

Par exemple :

« AEDILEM PROCULAM CUNCTORUM TURBA PROBAVIT :

HOC PUDOR INGENUUS POSTULAT ET PIETAS »

«  CUSPIUM PANSAM

AEDILEM FABIUS EUPOR PRINCEPS LIBERTINORUM »

« C. CUSPIUM PANSAM AEDILEM

AURIFICES UNIVERSI

ROGANT »

« M. ENIUM SABINUM

AEDILEM POMARI ROGANT »

Les graffiti les plus recens sont ceux de Pompéi. Ils sont cultivés de la quotidienneté, de l’amour sacré et profane (certains sont d’une vulgarité incroyable). Cela arriva à Pompéi mais seulement pour une brève période (après le tremblement de terre et avant l’éruption du Vesuvio).

Avec le prof d’histoire nous avons analysé les graffiti politiques en vue des élections en Italie. Le 9-10 avril chez nous on vote pour le gouvernement. Heureusement nous sommes encore jeunes et donc nous ne devons pas voter parce que le choix aurait été difficile étant donné que les graffiti électoraux sont tous pareils. Les messages de différentes partis politiques sont toujours les mêmes : la sérieté, la garantie, l’optimisme, la confiance… si on les analyse avec attention : Berlusconi = Prodi et Prodi = Berlusconi.

C’est vrai que nous n’aimons pas beaucoup la politique. Et vous ? quel est votre rapport avec les hommes et les partis politiques ?

Mais il faut revenir sur le sujet des graffiti. Nous avons fait une recherche sur Internet et  nous avons appris que en France vous avez les cavernes des Cambarelle en Dordogne et des Isturitz dans les Pyrénées Atlantiques. Nous sommes très curieux  d’en savoir davantage ! Est-ce que vous pouvez nous aider ?       

                                                                                                                                                       La classe IIB

Posté par graffiti_pompei à 11:24 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Scrivere sui muri.

    Agli alunni della II B.
    Rispondo alla prima domanda e riporto quello che un esperto di civiltà latina (Luca Canali) ha scritto in proposito.
    "Cosa spinge l'uomo a scrivere sui muri, spesso deturpandoli?
    Io credo in primo luogo un impulso semi-inconscio a esternare -e a esibire- ciò che in altre situazioni si terrebbe forse celato: un atto a suo modo liberatorio, dunque, uno sfogo al riparo da reazioni sgradevoli o da rappresaglie; in secondo luogo -come corollario di questa prima ipotesi- la possibilità, e direi anzi la consuetudine dell'anonimato.
    Un messaggio disinibito e anonimo dunque, con la possibilità, al contrario e per chi lo desideri, di "firmare" il graffito ove se ne ha voglia fare un uso determinato (per lo più in messaggi murali d'amore): ma anche in questi casi si tratta quasi sempre di un semi-anonimato, perché l'assenza del cognome del "mittente" pernette di comunicare con il destinatario in una sorta di codice cifrato.
    I graffiti attuali (da quelli minuscoli sulle panchine dei parchi alle vere e proprie gigantografie murali) hanno aspetti e significati molto diversi da quelli antichi, e i loro temi dominanti sono tre: la politica, lo sport, l'amore sui due versanti del sentimento o della sbrigliata e oscena sensualità.
    Per gli antichi -qui parliamo ora dei latini- la politica e lo sport avevano, a quanto pare dai repertori in nostro possesso, meno spazio; ma essi, accanto al gran numero di graffiti erotici e osceni, a differenza dei moderni tracciavano sui muri un numero considerevole di scritture di quotidianità, cioè graffiti di più dimessa e castigata -o anche talvolta volgare- routine esistenziale. Segno forse di una minore "disumanizzazione" della gente, o almeno di quella gente che usava (e usa) scrivere sui muri per liberare qualche suo segreto impulso.
    In tal senso il graffito può essere considerato anche un interessante "sintomo": per lo più di rabbia o di malessere, e solo molto raramente di felicità.
    I graffiti odierni non hanno quasi mai un tono gioioso o scherzoso -al contrario degli antichi- e appaiono molto spesso intrisi d'una rancorosa e cupa aggressività".

    Chiedo scusa al professore di latino che dovrà tradurre per voi il testo in francese.

    Posté par Hirpinus, 24 mars 2006 à 21:44

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